Peau d’âne : le conte en résumé

Un bon roi très riche, grâce à son âne magique qui ne faisait que des pièces d’or en lieu et place de crottin, vivait heureux dans son royaume avec son épouse, la reine et sa fille, la princesse. La reine vint à mourir prématurément, faisant jurer au roi, son époux, qu’il ne se remarierait que s’il en trouvait une plus belle et plus intelligente qu’elle. C’est là que tout commence à déraper : il en existe une qui est bien mieux en tout point et, pas de chance, c’est sa fille, la princesse.

Il décide de l’épouser, car il s’ennuie beaucoup et advienne que pourra et peu importe ce que la princesse en pense. Elle aime beaucoup son père le roi, mais quand même elle préfèrerait convoler avec  un jeune et beau prince. Ne sachant que faire pour ne pas vexer définitivement le paternel, elle demande avis à sa marraine la fée, qui soit dit en passant n’est pas de très bon conseil.

La fée lui suggère de demander à son père des choses impossibles pour prix de son consentement. Et pas de bol, il arrive à tout fournir et sans barguigner.

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Elle se verra donc successivement doter d’une robe couleur de temps, une autre couleur de lune, et encore une, couleur de soleil et finalement de la peau de l’âne….la pauvre bête. Ne sachant plus que demander, elle décide adroitement de s’enfuir et de se faire oublier en se transformant en souillon dissimulée sous la peau de l’âne. Seule sa marraine la fée est au courant de la manip, elle lui fournit d’ailleurs une roue de secours en lui confiant une baguette magique et un coffre tout aussi magique où elle pourra cacher ses biens.

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Comme elle n’est pas très prudente,  elle ne tarde pas à se faire remarquer par un prince qui, comme par hasard, passa près de sa cabane et alla jusqu’à mettre l’œil au trou de la serrure, la surprenant alors qu’elle faisait joujou toute seule avec ses jolies robes.

Il en tombe éperdument amoureux mais n’arrive pas à lui remettre la main dessus. De plus personne ne croit à la vision qu’il a eue près de la cabane de la souillon. Mais il persiste et exige du plus profond de son lit, où il se meurt de langueur, que la Peau d’âne lui confectionne un gâteau de sa main. Malgré la répulsion de toute la famille, on met Peau d’âne à la pâtisserie. Celle-ci, finaude, glisse dans le gâteau un anneau orné d’une émeraude qu’elle tire de sa cassette merveilleuse.

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Le prince, qui manque de s’étouffer en avalant une large part de gâteau, recrache de justesse l’anneau et, ne lui tenant pas rigueur de sa négligence, déclare tout de go qu’il n’épousera que celle qui pourra porter cette bague extrêmement fine. Comme de bien entendu, toutes les femmes du royaume défilent et, malgré tous leurs efforts, ne peuvent enfiler l’émeraude. Ce n’est qu’en dernier ressort que l’on fait venir la souillon, qui pour l’occasion et d’un coup de baguette magique, se métamorphose en belle princesse à robe couleur de soleil qu’elle fut autrefois.

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants avec la bénédiction du roi, le beau-père, qui avait entre temps oublié sa folie et assista au mariage.